À toi mon cerveau.
Toi qui aime tant te laisser plonger dans la rêverie.
Miss
Marisha et les concombres
Je la regardais en train de servir une petite donzelle. Je me foutais pas mal de la marchandise sur la table de ce kiosque
de fruits et légumes. J’avais une seule vision, cette demoiselle responsable de mon arythmie cardiaque.
Ses cheveux noirs bouclés longeaient le haut de son dos et recouvraient à peine ses épaules. Elle avait un chapeau
d`aventure, blanchi avec l`usure probablement, orné d’un petit cordon blanc pour surélever chaque flanc de celui-ci.
Croyez-moi je serais parti sur-le-champ à l`aventure avec elle. Le col de sa camisole grise descendait juste assez afin
de ne point douter de la beauté de ces atouts. De plus, elle était juste assez moulante afin de me laisser savoir que
la petite pluie qui tombait la rafraîchissait très bien.
L`intérieur de mon pantalon avait compris ce que c`était de vivre le moment présent.
Je croyais bien comprendre que la petite fille en voulait trois de ceux-ci, tout en pointant les concombres.
Comme si un film tourbillonnait au ralenti dans ma tête, je la voyais manipuler les concombres avec tant de finesse.
Je désirais tant que cette pellicule ne s’arrête jamais de jouer et rejouer. Je ne m`étais pas encore arrêté à essayer de
trouver la provenance de son ton basané, car mon cerveau était plus préoccupé à enregistrer ses moindres courbures.
J`avais à peine noté son profil de face qu`elle se retourna afin de mettre de la monnaie dans une petite boîte métallique
et du même coup, me montrer la deuxième partie du scénario. Son jeans coupé très court laissait entrevoir la dernière
courbe de ses fesses. Je descendais mon regard tranquillement sur ses jambes bien définies, elle était nu-pied.
J`aurais déjà deux morceaux de moins à enlever. C’était peut-être elle finalement qui donnerait un léger répit à ma main
droite, largement sur utilisée ces derniers temps.
Deux heures plus tard…
Miss Marisha finissait de servir les derniers clients de la journée et compta la monnaie de son caisson. La pluie avait
cessé. Pendant ce temps, je l`attendais assis sur le coffre de ma voiture à déguster quelques fraises que j`avais piqué
dans un casseau.
Resto-Bar Chez Francine
Je pris ma coupe et d`un trait je venais de m`envoyer les trois dernières onces de rouge qui restaient dans ma coupe.
Marisha continuait à me faire éloge de la musique brésilienne, mais moi ma tête se demandait plus à savoir si elle finirait
la soirée, tout comme moi, dans un magnifique motel garni de murs en pré-finis. Son pied droit venait toujours
effleurer ma jambe en dessous de la table. Ce n’était pas accidentellement, elle disposait des normes du jeu.
Il était temps qu`on quitte ce bar miteux, car deux heures en face de cette déesse, ça commençait à jouer de plus en
plus intense dans mon caleçon.
Motel De la Rive
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