Lundi 30 juin 2008

 

À toi mon cerveau.
Toi qui aime tant te laisser plonger dans la rêverie.

                           
                            

                                                  Miss Marisha et les concombres

                  

                                                                                 
                                                          Gilles et Claudine -
Fruits et Légumes

 

                  

 

Je la regardais en train de servir une petite donzelle. Je me foutais pas mal de la marchandise sur la table de ce kiosque
de fruits et légumes. J’avais une seule vision, cette demoiselle responsable de mon arythmie cardiaque.

 

Ses cheveux noirs bouclés longeaient le haut de son dos et recouvraient à peine ses épaules. Elle avait un chapeau
d`aventure, blanchi avec l`usure probablement, orné d’un petit cordon blanc pour surélever chaque flanc de celui-ci.
Croyez-moi je serais parti sur-le-champ à l`aventure avec elle. Le col de sa camisole grise descendait juste assez afin
de ne point douter de la beauté de ces atouts. De plus, elle était juste assez moulante afin de me laisser savoir que
la petite pluie qui tombait la rafraîchissait très bien.

 

L`intérieur de mon pantalon avait compris ce que c`était de vivre le moment présent.

 

Je croyais bien comprendre que la petite fille en voulait trois de ceux-ci, tout en pointant les concombres.
Comme si un film tourbillonnait au ralenti dans ma tête, je la voyais manipuler les concombres avec tant de finesse.
Je désirais tant que cette pellicule ne s’arrête jamais de jouer et rejouer. Je ne m`étais pas encore arrêté à essayer de
trouver  la provenance de son ton basané, car mon cerveau était plus préoccupé à enregistrer ses moindres courbures.
J`avais à peine noté son profil de face qu`elle se retourna afin de mettre de la monnaie dans une petite boîte métallique
et du même coup, me montrer la deuxième partie du scénario. Son jeans coupé très court laissait entrevoir la dernière
courbe de ses fesses. Je descendais mon regard tranquillement sur ses jambes bien définies, elle était nu-pied.
J`aurais déjà deux morceaux de moins à enlever. C’était peut-être elle finalement qui donnerait un léger répit à ma main
droite, largement sur utilisée ces derniers temps.

 


Deux heures plus tard…

 


Miss Marisha finissait de servir les derniers clients de la journée et compta la monnaie de son caisson. La pluie avait
cessé. Pendant ce temps, je l`attendais assis sur le coffre de ma voiture à déguster quelques fraises que j`avais piqué
dans un casseau.

 

                                                               

                                                                         Resto-Bar Chez Francine

 


Je pris ma coupe et d`un trait je venais de m`envoyer les trois dernières onces de rouge qui restaient dans ma coupe.
Marisha continuait à me faire éloge de la musique brésilienne, mais moi ma tête se demandait plus à savoir si elle finirait
la soirée, tout comme moi, dans un magnifique motel garni de murs en pré-finis. Son pied droit venait toujours
effleurer ma jambe en dessous de la table. Ce n’était pas accidentellement, elle disposait des normes du jeu.
Il était temps qu`on quitte ce bar miteux, car deux heures en face de cette déesse, ça commençait à jouer de plus en
plus intense dans mon caleçon.

 

 

                                                                           Motel De la Rive

 


Définitivement, elle était très douée pour les concombres…
Par Moi... mes souliers
Ecrire un commentaire - Voir les 2 commentaires - Recommander
Retour à l'accueil

Commentaires

Rêverie et fantasme valent mieux qu'une visite chez le médecin.... De compostelle au Motel de la rive il y a une longue route . Je préfère apprécier ce texte comme une histoire parfumée d'érotisme plutôt qu'un fait vécu . Une histoire qui donne au corp la permission de vibrer le temps de quelques paragraphes. La maturité de tes textes n'est pas l'ombre d'un tel scénario. Merci pour cette lecture...Bonne Nuit ! Bonne Nuit et fait de beaux rêves ....
Commentaire n°1 posté par mystere le 30/06/2008 à 05h10
Azimut, boussole incontrôlable Les épithètes “ téméraire, imprudent, inconscient, ou même fou “ seraient sans doute utilisées pour qualifier l’individu qui entreprendrait l’ascension d’une haute montagne sans équipement adéquat, sans une connaissance approfondie des techniques de base et sans expérience dans le domaine. C’est un peu comme on se sent dans une telle aventure. Les sentiments qu’on éprouve pour elle en si peu de temps nous font perdre le Nord en nous laissant ramener par la marée sur une rive où les vagues peuvent décider de notre sort, où il y a des tempêtes, où il y a aussi des couchers de soleil. Où ces mêmes eaux peuvent nous porter et nous bercer ou bien nous couler à pique ! Aurions-nous besoin de changer d’île de sortir de notre étang et voguer au vent en risquant la tempête ? On a le mal de mer, les vagues sont tellement fortes à la pensée de dévoiler nos secrets, nos intentions, à la pensée de se blesser où sont donc les sirènes qui protègent les marins ? Nous n’arrivons plus à compter les heures même notre seXtan nous joue des tours. On se croirait au 50e parallèle où rugissent les vents de tout côté, heureusement beaucoup avant nous en sont sorti vivant et rempli de joie et d’images. En si peu de temps, investir autant de chatouillement dans l’ventre mais soit certain que dans la vie, rien n’est laissé au hasard, que notre chemin se trace et nous devons le suivre. Comme nos ancêtres, on doit regarder en avant et voir le potentiel que beaucoup n’on su voir….
Commentaire n°2 posté par sylvain le 30/06/2008 à 06h56

Présentation

Calendrier

Novembre 2009
L M M J V S D
            1
2 3 4 5 6 7 8
9 10 11 12 13 14 15
16 17 18 19 20 21 22
23 24 25 26 27 28 29
30            
<< < > >>

Recommander

Derniers Commentaires

Créer un blog sur over-blog.com - Contact - C.G.U. - Rémunération en droits d'auteur - Signaler un abus - Articles les plus commentés