Lundi 19 mai 2008
Lundi le 19 Juin


De la pluie torrentielle, de la boue a recouvrir mes souliers complètement, un simple petit morceau de fromage pour subvenir a ma faim, voila mon baptême sur le camino (chemin). Malgré tout, des heures et des heures de marche mémorables!

Une traversée pyrénéenne que je n´oublierai jamais de si tôt. J´ai rapidement compris le pourquoi du bourdon (bâton de marche), sans celui-ci, j´aurais plante plusieurs fois, merci Malaga. Même parfois il m´aidait a traverser les troupeaux de moutons. Pour ce qui est des vaches, je ne m´obstinais point, je les contournaient. J´ai marche tout au long de la journée d´un pas fier et convaincu, j´attendais tellement ce moment.

Des la première journée, on arrive a une grosse croix qui se trouve sur notre route, et la tradition veut qu´on laisse une croix en guise de remerciement envers Dieu de nous permettre de se retrouver sur le camino. Il y a quelques annees cousin Sylvain m´avait confectionne un magnifique crucifix, une belle croix en bois orne d´un jésus en plâtre. Je l´aimais bien. Malheureusement lors d´une de mes nombreuses montées de lait (mea culpa!), j´ai claque la porte sous laquelle jésus se trouvait au dessus. Et oui... La croix s´est retrouve sur le plancher, et jésus en avait meme perdu sa tête! Depuis ce temps, elle était dans mon établi et jésus attendait sa chirurgie. Mais lorsque j´ai lu cette tradition de croix, j´ai immédiatement pense a celle-ci afin de lui donner une deuxième vie. Donc cousin Sylvain, ta croix est sur le plus célèbre chemin de pèlerins du monde.

Ma nuitée se passera dans une magnifique cathédrale, transformee en dortoir. Un havre de paix et tellement propice a la détente. Ma voisine d´en bas vient de Hong Kong. Du moins j´en deduie... Elle m´a parle trois minutes et la seule et unique chose que j´ai compris était le mot Hong Kong!

Je vais assister a ma première célébration eucharistique ce soir.

Cette première journée sur le chemin tant rêvée je la dédie a mon amie Nadia. Pour ton courage et ta soif de vivre a travers la maladie. Je t´aime Nadia. xx
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Lundi 19 mai 2008

Un peu comme une voiture... qui manque d´huile.

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Lundi 19 mai 2008

Dimanche 18 mai

Explosive que cette fiesta hongroise,
Deux chics types bâtis sur mesure pour me faire sortir de ma solitude.
Hungary... What you are hungry?
No we came both of us from Hungary!
Gergerly et Timea

Ils ne se connaissaient pas malgré leurs origines communes,
Leur visage s´était croisé dans l´avion, sans plus.

On avait la même destinée... Allez décompresser en prenant une bière, ou deux
Et ... Fallait surtout pas que je cogne mon verre avec leurs en guise de porter un toast.
Dans leur pays, c´est porteur de malchance de le faire ainsi.
D´où vient la tradition de taper le verre sur la table.
Bang! Bang! Bang!

Le soleil qui s´est couché sur la scène.
Des bons vieux rockers qui jouaient du rock à la oldies.
Au chemin! À notre rencontre!
Bang! Bang! Bang!

Et la fiesta à saveur hongroise a continué ainsi.

Pour finalement,
Se trouver refuge pour la nuit dans une chapelle.
Après s´être assuré de ne pas manquer de bouse.

Après le petit déjeuner, on s´est quitté après s´être fait l´accolade.
A chacun son chemin, nos destinées étaient différentes les unes des autres.

Mais tout en faisant un pacte...
Un chemin dans la sagesse, en toute sobriété.
Était-ce notre mal de bloc qui nous faisait réfléchir ainsi?
À suivre...

Par Moi... mes souliers
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Dimanche 18 mai 2008

21 Rue de l'Espagne - Chemin vers les étoiles

- Auriez-vous un lit pour moi madame cette nuit?
- Oui monsieur, êtes-vous seul?
- Oui... Moi et Malaga... mon bâton... en lui montrant.
- 15 euros incluant le petit déjeuner
- D'accord.. Voilà. (Je ne sais pas pourquoi, mais j'emprunte souvent l'accent français en leur parlant)
- Tenez monsieur, je vous donne une photo de la mère Marie afin de vous protéger tout au long de votre pèlerinage.

Plus tard en après-midi

J'étais bien écrasé sur le sofa, après avoir visité cette magnifique campagne des Pays Basques. Le mari de l'hôtesse voulut m'offrir à son tour un petit quelque chose. Fier comme un paon, comme s'il venait de jouer un coup fumant. Brassens cessa de jouer. Et tout d'un coup... Moi, mes souliers ont beaucoup voyagé... Et il s'est mis à chanter, montrant sa fierté de la connaître.

Et de son accent français...
- Bien c'est l'hymne aux pèlerins!

On a terminé la chanson ensemble...

Au paradis, paraît-il, mes amis
C'est pas la place pour les souliers vernis
Dépêchez-vous de salir vos souliers
Si vous voulez être pardonnés
Si vous voulez être pardonnés

Est cela la magie de Compostelle?
Par Moi... mes souliers
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Dimanche 18 mai 2008

Pyrénées

Dimanche matin
Café au lait, chocolatine en mains
Me voilà chez nos cousins
Nord - Sud - Est - Ouest
Pyrénées
À en baver
Se lève en moi le pèlerin
Le coeur et la tête plein d'entrain
M'attend demain... Le chemin

Par Moi... mes souliers
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Dimanche 18 mai 2008

Je l'ai baptisé ainsi mon bourdon (bâton de marche). Symbole des pèlerins. En l'honneur d'une dame qui avait le coeur sur la main lors de mon passage en Allemagne. Malaga, n'est pas son prénom, mais bien le nom de son village natal. Son prénom était trop difficile à prononcer. Donc Malaga va m'accompagner pour les 30 prochains jours.

Par Moi... mes souliers
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Dimanche 18 mai 2008
Samedi 17 mai

Trois pays en si peu de temps!
Je suis parti aux aurores ce matin de l'Allemagne en direction de Barcelone. Apparemment l'une des plus belles métropoles au monde. Je suis passé en un coup de vent. Mes plus grandes pensées sont celles de retrouver mon point de départ de mon chemin à la frontière Franco-Espagnole. Arrivé à la gare de Barcelone, après une heure de bus, j'ai pris le train direction Pamplona. Le train a démarré, après une heure de route, j'ai aperçu par la fenêtre du wagon qu'il pleuvait abondamment. Je me suis préparé tranquillement à affronter la pluie en mettant mon manteau et recouvrir mon sac à dos. Je sentais qu'on me regardait étrangement. Quand un agent-passager est passé prêt de moi, je lui ai fait signe afin de savoir si on arrivait bientôt à destination. Me voyant tout prêt ainsi à affronter la pluie, il s'est mis à rire aux grands éclats. Il me restait encore 7 heures de train! Je pensais que c'était une petite randonnée entre ces deux villes...

Charlotte: Bon voyage mon amour! Rapporte-moi les plus beaux coquillages que tu trouveras. Occupe-toi bien de ta soeur ainsi que ta maman comme tu le fais toujours si bien. Sois prudente, je t'aime beaucoup. Papa xx
Par Moi... mes souliers
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Samedi 17 mai 2008

Un peu comme un danseur à claquettes qui lui manque un soulier

Par Moi... mes souliers
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Vendredi 16 mai 2008

Accrocheur comme titre!
Je vois déjà votre sourire en coin.
C'est une citation de Jean-Dominique Bibeau dans l'excellent film <le Scaphandre et le papillon> avec la ravissante Marie-Josée Croze. Pour ceux qui ne le connaissent pas, c'est le récit réel du rédacteur en chef du magazine Elle en France. Suite à un accident cardio-vasculaire cérébral, il se retrouve complètement paralyse et son seul moyen de communication devient son unique s’il gauche. Néanmoins, rien ne l'empêche de nous plonger à travers ces réflexions sur la vie. < Toutes ces femmes que je n'ai pas su aimer, toutes les fois que le bonheur m'a passé entre les doigts. Pourquoi attendre de voir la lumière de nos malheurs avant d'en comprendre sa vraie nature.> Je vous jure que ma molson canadian passait de travers à l'occasion! En parlant de s'étouffer, mon voisin de droite m'a donné toute une frousse. Il s'est mis sans avertissement à faire des mouvements saccadés avant-arrière. Après un bref instant, j'ai compris qu'il priait. C'était difficile pour moi de quitter les lieux étant donné qu'on était en plein vol! Blague à part, il était très respectueux, un bel accommodement! Et c'est ainsi que le vol 874 s'est terminé. Je suis en Allemagne. Je reprendrai des forces tranquillement tout en me rapprochant du départ de mon chemin.

À la proxima,
Pat


Par Moi... mes souliers
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Mardi 6 mai 2008

Amigo, Familia,

Au cours des prochaines semaines, tout au long de mes foulées à travers mon chemin de Compostelle, je tenterai de venir ici sur mon blogue vous faire vivre un de mes plus précieux rêves. Avec l'intention et le plaisir de vous partager avec mes mots, mon périple tel que je le vivrai. J'ai hésité longtemps avant de prendre ma décision afin d'entreprendre cette procédure ou non. Je serai seul, loin de vous tous, pendant toute cette longue période, j'ai cru que ce serait bien finalement de laisser parler mes mots afin de me rapprocher de vous ces quelques instants.
Je ne prendrai aucun courriel pendant cette durée, mais sur cette page ci-bas, il y a moyen de publier des commentaires. J'ai lu plusieurs témoignages de pèlerins qui ont atteint Santiago de Compostelle exprimant le fait que c'était très difficile de ne point pouvoir partager cette expérience incroyable avec nos proches. Donc, j'espère en toute humilité être capable de vous faire vivre toute l'émotion, la beauté des paysages, les rencontres, ainsi que les nombreuses réflexions qui me traverseront l'esprit.

La seule chose que je sais pour le moment. Je suis censé arriver à Paris au matin du 16 mai.

Dans les jours qui suivront, j'ai l'intention de me rendre au point de départ du chemin.

Les aiguilles de ma montre s'arrêtent ainsi... La plus grande pause de ma vie...

Ma conquête,
St-Jean-Pied-de-Port (frontière de la France) à St-Jacques-de-Compostelle (Espagne)
878.3 KM

Par la suite, c'est l'inconnu, aucune réservation de trains, de gîtes... 

Rien

Un sac à dos
Moi... mes souliers

Pat

Un rêve c'est un projet qui naît dans notre coeur et qui grandit dans notre esprit
Il suscite en nous les sentiments les plus forts.
Il est source d'espoir dans nos moments de cafard.
Il est aussi porteur de nos plus grands bonheurs.
Un rêve, tout comme un ami, c'est indispensable à la vie

 

Par Patrick Cool
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