Samedi 27 juin 2009

 
Il y a en moi quelque chose d’ensoleillé
Il y a dans mon esprit une lanterne illuminée
 
Tu es à moi, je suis à toi, sous le même toit
 
Plus forte que le tourbillon des vents
Plus forte que la pluie qui tombe par torrent
Tu émanes une chaleur à réchauffer l’humanité
Tu as su braver, défier et affronter
Tu as su consoler, réconforter et calmer
 
Et je n’ai plus à concevoir que tu seras éphémère
Et tu es toujours là à danser le jour sur la mer
Et tu te saoules à toutes les heures de ce bonheur
Et tu es toujours là à danser la nuit sur la mer
Et je te réitère que tu es la plus consolante des mères
Dans cette ère dont je pensais que tout était éphémère
 
De temps à autre 
J’ai cru que tu en avais suffisamment
À ces moments de tristesse, tu m’emportais avec toi pour un grand déploiement
De temps à autre
J’ai cru que tu m’aurais écarté après une de mes mascarades
À ces moments de détresse, tu m’emportais avec toi pour une grande promenade
 
Que quiconque risquera de nous étouffer à son gré
S’en brûlera à en mourir
 
Et je découvre chaque jour
Que tu es ma lumière, que ton amour est sans détour
Que sans toi, qui m’aurais éclairé de sa tour
Cette voie 
Cette route 
Cette chaussée
Si glissante par moment
 
Pour une vie, et dans tous mes silences, je danse avec toi
Car je sais maintenant que tu ne quitteras plus ce toit
Pieds nus dans la rosée du matin
Le courage d’être bien 
La mélodie du bonheur
La joie à travers les pleures
 
Et je n’ai plus à concevoir que tu seras éphémère
Et tu es toujours là à danser le jour sur la mer
Et tu te saoules à toutes les heures de ce bonheur
Et tu es toujours là à danser la nuit sur la mer
Et je te réitère que tu es la plus consolante des mères
Dans cette ère dont je pensais que tout était éphémère
 
Que quiconque risquera de nous étouffer à son gré

  S’en brûlera à en périr

 

Tu me chuchotes à l’oreille qu’on est des amis
Pour une longue vie
Lanterne qui nous unit 

  Merci

Par Moi... mes souliers
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Samedi 30 mai 2009
Par Moi... mes souliers
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Samedi 30 mai 2009

 

 À Charlotte, la racine de mon saule,

 

Ma fille, je cours parce que je t’aime

 

 

 

C’était lors de mon premier sacrement, si ma mémoire est bonne, ma tête avait été plongée dans l’eau et ainsi prétendument purifiée. Le membre du clergé m’avait alors enroulé dans une couverture et du même coup, m’avait glissé à l’oreille, toi l’kid, tu vas écrire et, ne sachant trop quoi rajouter, et courir!

 

Et dès que j’ai appris à marcher, j’ai voulu aller plus rapidement, jusqu’à courir.

Un peu plus tard, j’ai appris à mettre des émotions sur papier, j’écrivais alors.

De là un jour où j’ai rédigé à un ami qu’il me faisait penser à un immigrant qui quittait sa terre natale. Avançant sur un bateau en mer, sans jamais regarder à l’arrière, sachant très bien qu’à l’horizon c’est encore plus beau. Une route qu’il bâtissait avec acharnement.

Un chemin que personne ne viendrait lui brimer. Freedom! No compromise.

J’admirais sa bataille.

 

Mais ces dernières semaines, je naviguais avec le sentiment que mon navire faisait naufrage contrairement au sien. J’avais constamment la tête retournée, comme si c’était plus beau à l’arrière, et qu’en avant, c’était l’inaccessible. Mon petit cœur avait froid, au point de grelotter, largement secoué par la suite des événements qui s’enchaînaient les uns après les autres. Il était pratiquement impossible de le réchauffer. 

 

Ces matins-là de grisaille, je m’asseyais sur ton lit, je regardais tes jouets, tes dessins et du même coup, je laçais mes souliers de course pour aller courir le long du lac. Je m’ennuyais de toi, je tournais en rond dans la maison et me disais que ce n’était qu’une mauvaise période, que papa était pour revenir en force. Je me le répétais sans cesse. Et j’en ai couru plusieurs de ces matins-là. J’y allais à reculons, mais j’y allais. Je courais et je me fermais les yeux l’instant de quelques secondes tout en respirant, j’inspirais et j’expirais, ça me faisait un bien incroyable.

 

Oui ma fille, la vie c’est comme une route, parfois on ne s’est plus du tout où l’on s’en va.

 

Papa est un coureur de fond, le fond, il peut t’en parler longuement.

Mais je cours.

Et pendant que je cours, les mauvaises passes s’éloignent à l’arrière.

 

C’était un dimanche matin, la consécration approchait. Le marathon d’Ottawa. La libération à Ottawa, que je me plaisais à dire ces dernières semaines. On s’est regardé droit dans les yeux, moi et Yann, en se souhaitant la meilleure des chances. Nous partions pour au moins quatre heures. Ce jour-là j’ai couru pour le bruit infernal des fanfares ainsi que pour le bambin, qui m’a tendu sa main afin de lui toucher à mon passage. J’ai couru pour voir me dépasser toutes ces belles femmes plus rapides que moi. J’ai couru pour ceux qui ne le peuvent pas.

 

 

Mais surtout, ma fille, j’ai couru pour te revenir en pleine force, régénéré, libéré.

 

Quand papa a croisé la borne du 41e km, il est entré dans une zone qu’il aura toujours de la difficulté à te décrire. Sous les regards des nombreux spectateurs longeant les deux côtés de la route, mes yeux étaient vitrés, au bord des sanglots. J’étais à mes derniers milles de souffrance et j’étais en train de libérer ce qu’il me restait à cracher comme poison avant le sacre de la victoire. Une zone euphorique qui te transporte vers le triomphe.

 

Un peu plus tard, papa était assis seul au pied d’un arbre, un peu étourdi, des maux ici et là, mais avec sa médaille au cou et la serrant fermement dans le creux de sa main, à la contempler, à l’admirer.

Sa dixième.

 

 

Je vais aller courir demain parce que je suis un coureur de fond.

Papa va aller courir demain parce qu’il a réussi à se sortir la tête de ce fond.

Charlotte

                    Papa va aller courir demain parce qu’il a retrouvé le désir de vivre sa vie à fond.
Par Moi... mes souliers
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Vendredi 10 avril 2009


Retrouve-moi, rue des étoiles

 

 

C’est ce que je disais, j’avais enfilé mon costar

Mille et une pleines lunes

Lunes orangées, lunes cachées

À le revêtir, ainsi dissimuler ma douleur

À me déguiser, ainsi couvrir mes plaies

C’est ce que je disais, trop longtemps

 

Soir de juillet solitaire, mon âme errait

Rue des étoiles

À passer en revue le scénario d’une pellicule

La mienne, titrée

L’homme déguisé

 

Regardez! Regardez m’sieur!

Je percevais les échos d’un kid

Cassiopée! La polaire, là!

Contemplez cette peinture! Ouvrez grand vos yeux!

La Grande Ourse! Vous voyez m’sieur?

 

Sous les airs d’harmonica du clochard

Le banc éclairé par le lampadaire nous invitait

J’avais pris soin de retirer mon costume pour cette scène

Une figurine dans la fleur de l’âge apprenant à l’autre

L’alignement des étoiles

 

Fourmillant de corps stellaires

Constellation après constellation

Les bleus du ciel

Un flamboiement argenté

 

La nuit étoilée

 de

Van Gogh

 

Hé Kid!

 Hallucinatoire ou réaliste ?

Réaliste m’sieur

 

Illustration d’une rêverie

La merveille des merveilles

Beau, la vue d’en haut

Beau, la vue d’en bas

 

Chérie

Believe me

I left my jacket on the bench

I don’t need it anymore

Par Moi... mes souliers
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Jeudi 17 juillet 2008

On cherche des truites!
Par Moi... mes souliers
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Mardi 15 juillet 2008

 



Place des Arts, Wilfrid-Pelletier, fin, non plutôt début août

On s’en fout!

Prenez place madame Giroux, monsieur Ledoux

Bienvenue à ce concerto pour un fou-ou-ou-ou

 

Mains moites, dos raidis, boutons serrés, sueurs au front

Avez-vous bien digéré vos filets mignons ainsi que vos deux derniers Bourbons

Ce piano à queue résonnera à travers mes états d’âme, soir d’extrême-onction

Cocktail de prozacs et de lithiums, grand verre d’eau, nœud papillon

La porte de ma loge s’ouvre à l’horizon

 

Saisissez bien ma détresse en cette révérence, je pèterai les plombs

Écoutez bien retentir ce son de mes doigts longs, du vrai bonbon

Non! Bande de cons!

Je ne suis pas un fou! Je suis en maniaco dépression - sion - sion

Année après année, saison après saison, sans aucune guérison

Oui j’ai fait prescriptions ma collection

 

Toutes ces symphonies jouées de façon magistrales, récitals en rafales

Sans jamais un seul soir perdre les pédales

Bien à vous mes très chers critiques de tous ces quotidiens de Montréal

Demain matin, grand coup d’éclat, titré de votre journal

« Le fou du piano a joué sa dernière symphonie, emporté par sa maladie mentale »

sol – sol – sol – sol – sol – sol

Vous! Gros ventres bien gavés assis aux premières loges à spéculer vos déductions fiscales

Entendez-vous mes silences résonner dans l’écho de cette salle

 

Ce sont les trémolos de votre petite-nièce que vous avez attouché hier matin, son âme a mal!

Ce sont les double croches de notre terre qui souffre!

Ce sont les blanches de votre adolescent qui s’isole dans toute votre indifférence!

Ce sont les noires d’une orpheline africaine pleurant toute sa parenté!

 

Bien à vous! Complet Gucci, Dior, Armani, Versace

Entendez-vous ces fas mineurs si bien pianotés

Je suis le maestro!

Écoutez ou allez sur-le-champ vous faire rembourser!

fa - fa - fa - fa - fa - fa

Paralysés, bouche-bées, vous êtes à m’observer comme si j’étais un interné

Je ne suis qu’un simple pianiste désabusé

Vous avez fait de moi cet icône, ce n’est pas moi c’est mon clône, apparemment un surdoué

Soir après soir à venir plonger dans mon univers pendant toutes ces années

Je ne suis pas prostitué!

 

Hélas!

Sans jamais comprendre en moi le messager

Cette révolution que l’on doit s’imposer

 

Je suis mûr pour le grand voyage, je ne peux point encore hurler, je suis fatigué

Des milliers de fois à me lever de ce banc, pourtant vous m’avez tant adulé

Si au moins vous aviez compris cette rasphodie que je clame depuis tant d’années

Bandes d’hypocrites, de gourous, de mal-baisés, de névrosés, de mal-aimés

Je suis épuisé

 

Je tombe. Je succombe. Le nirvana de mes scénarios

La dernière symphonie du fou du piano

                                                Les lumières s’éteignent, mon âme s’envole, je rejoins les oiseaux
Par Moi... mes souliers
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Mercredi 2 juillet 2008

 


À Charlotte,
(Septembre 2004)

L'héritière de l'irrité


Cet embryon qui jadis planait comme ballon soufflé à l'hélium
Ce petit foetus qui avait laissé en héritage un coeur sans tache
Mais... Mais les traits se sont mis en évidence derrière cet homme
Ce sort à mon corps... tel un rondin qui subit celui de la hache

Mauvais sort, sors de ce corps

Temps file, tant de sorts
Tant d'espoir, tant de désespoir
File ce temps, ce temps si précieux

Mes yeux humectés par ce liquide qui commun est devenu
À t'admirer ma fille, ma puce, dans un de tes profonds sommeils
Tel un père rêveur que je suis, humant en douceur ta chevelure
Amène-moi avec toi vagabonder, galoper sous un de tes soleils

Bonhomme Sept Heures, bonheur de cette heure

Temps file, tant de rêves
Tant d'amour, tant de haine
File ce temps, ce temps si précieux

Tel un père qui a apprivoisé au fil du temps les monos
Monotonie... monogamie... monoparentalité
Tel un père qui a su découvrir au fil des dernières lunes la poly
Polyvalence... polygamie... mais ainsi est ma vie

Monopoly prête-moi tes liasses

Temps file, tant de filles
Tant de confiance, tant de méfiance
File ce temps, ce temps si précieux

Et ces longues nuits que ton lit me semble vidé de ta chair
Seulement ta poupée Isadora et quelques pelures ici et là à te chercher
Un peu comme un carrousel qui tourne sans enfants sur les chevaux
Que ta silhouette épouse la mienne ces lendemains à te retrouver

Ah! Ces petites dents qui fée un soir les troquera à la hâte
Ah! Pourquoi les pourquoi de tes pourquoi?
Mais bon... Profite bien de ce moment-ci... ce petit instant
Ce fameux temps qui file comme une comète dans l'au-delà
Savoure chaque petite partielle ce ce qui semble
Ce qui semble être un long voyage, mais qui en fait
En fait, la destination vient beaucoup plus rapidement que l'on croit

Temps file, tant de richesse
Tant de vies, tant d'âmes qui s'envolent
File ce temps, ce temps si précieux

Telle une époque qui viendra rapidement, la mère que tu seras

Accoudée sur la couchette de ton dernier à lui fredonner une mélodie
À t'interroger à ce que bon tu pourrais lui laisser en héritage de cette vie
C'est à ce moment que tu pourras alors te poser les mêmes questions
Qui m'ont inspiré à te laisser en héritage cette chanson

Par Moi... mes souliers
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Lundi 30 juin 2008

 

À toi mon cerveau.
Toi qui aime tant te laisser plonger dans la rêverie.

                           
                            

                                                  Miss Marisha et les concombres

                  

                                                                                 
                                                          Gilles et Claudine -
Fruits et Légumes

 

                  

 

Je la regardais en train de servir une petite donzelle. Je me foutais pas mal de la marchandise sur la table de ce kiosque
de fruits et légumes. J’avais une seule vision, cette demoiselle responsable de mon arythmie cardiaque.

 

Ses cheveux noirs bouclés longeaient le haut de son dos et recouvraient à peine ses épaules. Elle avait un chapeau
d`aventure, blanchi avec l`usure probablement, orné d’un petit cordon blanc pour surélever chaque flanc de celui-ci.
Croyez-moi je serais parti sur-le-champ à l`aventure avec elle. Le col de sa camisole grise descendait juste assez afin
de ne point douter de la beauté de ces atouts. De plus, elle était juste assez moulante afin de me laisser savoir que
la petite pluie qui tombait la rafraîchissait très bien.

 

L`intérieur de mon pantalon avait compris ce que c`était de vivre le moment présent.

 

Je croyais bien comprendre que la petite fille en voulait trois de ceux-ci, tout en pointant les concombres.
Comme si un film tourbillonnait au ralenti dans ma tête, je la voyais manipuler les concombres avec tant de finesse.
Je désirais tant que cette pellicule ne s’arrête jamais de jouer et rejouer. Je ne m`étais pas encore arrêté à essayer de
trouver  la provenance de son ton basané, car mon cerveau était plus préoccupé à enregistrer ses moindres courbures.
J`avais à peine noté son profil de face qu`elle se retourna afin de mettre de la monnaie dans une petite boîte métallique
et du même coup, me montrer la deuxième partie du scénario. Son jeans coupé très court laissait entrevoir la dernière
courbe de ses fesses. Je descendais mon regard tranquillement sur ses jambes bien définies, elle était nu-pied.
J`aurais déjà deux morceaux de moins à enlever. C’était peut-être elle finalement qui donnerait un léger répit à ma main
droite, largement sur utilisée ces derniers temps.

 


Deux heures plus tard…

 


Miss Marisha finissait de servir les derniers clients de la journée et compta la monnaie de son caisson. La pluie avait
cessé. Pendant ce temps, je l`attendais assis sur le coffre de ma voiture à déguster quelques fraises que j`avais piqué
dans un casseau.

 

                                                               

                                                                         Resto-Bar Chez Francine

 


Je pris ma coupe et d`un trait je venais de m`envoyer les trois dernières onces de rouge qui restaient dans ma coupe.
Marisha continuait à me faire éloge de la musique brésilienne, mais moi ma tête se demandait plus à savoir si elle finirait
la soirée, tout comme moi, dans un magnifique motel garni de murs en pré-finis. Son pied droit venait toujours
effleurer ma jambe en dessous de la table. Ce n’était pas accidentellement, elle disposait des normes du jeu.
Il était temps qu`on quitte ce bar miteux, car deux heures en face de cette déesse, ça commençait à jouer de plus en
plus intense dans mon caleçon.

 

 

                                                                           Motel De la Rive

 


Définitivement, elle était très douée pour les concombres…
Par Moi... mes souliers
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Samedi 28 juin 2008
Par Moi... mes souliers
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Mercredi 25 juin 2008
Un lien qui vous dirige vers le blogue de mon copain de San Francisco, il est entrain de faire le tour du monde!
J'ai déjà hâte de le revoir!

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Par Moi... mes souliers
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